LOPPSI 2 : les dictateurs en ont rêvé, l’UMP l’a fait !

Le Lot en Action. 10 décembre 2010 par Bluboux

http://www.lelotenaction.org/rubrique,loppsi-2-la-dictature-est-la,579043.html

LOPPSI 2  (acronyme de LOi de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure)

L’actualité nous pousse à publier sur le site, dès aujourd’hui, le thème du prochain dossier central du journal, qui sera dans les kiosques à partir du jeudi 16 décembre. Le dossier sera bien évidemment beaucoup plus complet, et vous pourrez commander ce numéro en pdf dès mercredi soir, sur le site.

Avez-vous déjà entendu parler de la loi dite LOPPSI 2 ? Le «vulgum pecus », entendez les ignorants, la masse, le commun des mortels comme se plaisent à nous qualifier les occupants des salons feutrés de l’Élysée et du Medef, ignore de quoi il s’agit. Cet acronyme signifie LOi de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure.  Maintes fois annoncée depuis trois ans, cette loi était devenue l’Arlésienne. Le virage sécuritaire, xénophobe et liberticide de la politique sarkozienne, marqué par le discours du chef de l’Etat à Grenoble le 30 juillet dernier, prend une forme beaucoup plus concrète, puisque cette loi a été votée par le parlement (février 2010), puis encore « durcie » avec de nombreux amendements stupéfiants (à chaque fait divers, un amendement), votée par les sénateurs en pleine réforme sur les retraites (1), et s’apprête à revenir au Parlement en deuxième lecture, du 14 au 21 décembre prochain,  pour être définitivement adoptée.

Alors regardons d’un peu plus près ce que contient cette loi « fourre-tout », complexe, qui commence à soulever l’indignation de nombreuses associations, du DAL (Droit Au Logement) à la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) en passant par le Syndicat de la Magistrature ! Que trouve-t-on dans la Loppsi 2 ?

A peu près tout : des pouvoirs élargis pour les policiers municipaux, dont les directeurs auront désormais le statut d’agent de police judiciaire, la possibilité de créer des milices policières baptisées « réserves civiles »,  l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, le durcissement des peines pour toute une série de délits (cambriolages, violences contre des personnes âgées), la généralisation de la vidéosurveillance, l’alourdissement des peines pour usurpation d’identité sur internet, le blocage de sites web illicites sans intervention d’un juge (un véritable outil de censure), le renforcement du fichage policier et l’interconnexion de ces fichiers (recoupement),  etc.

« pouvoirs élargis pour les policiers municipaux, création de milices policières baptisées « réserves civiles »,  instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, durcissement des peines pour toute une série de délits… »

Le texte comprend également de nouvelles dispositions liées directement aux événements de cet été. Comment accélérer le traitement des dossiers des étrangers en situation irrégulière ? En ayant recours à la « vidéoconférence en centre de rétention. Il s’agit de décharger les policiers des escortes vers le tribunal. Le sort des étrangers en rétention sera donc réglé hors la présence physique d’un magistrat » indique Le Monde.  Mais en y regardant de près, cette mesure s’appliquera potentiellement  à tous les prévenus en audience correctionnelle… Cet amendement a donc été justifié par le xénophobe Brice Hortefeux (qui, rappelons le, a été condamné par la justice pour « injure raciale ») en expliquant qu’il fallait absolument pouvoir raccourcir les procédures.  Mais cette volonté de « raccourcir  les procédures » n’est pas nouvelle. Déjà en 2004, lors de l’adoption de la loi  pour la confiance dans l’économie numérique, plusieurs députés avaient évoqué l’idée d’utiliser la vidéoconférence pour « alléger » les tribunaux.  Pour ceux qui en doutaient encore, les choses sont maintenant extrêmement claires : l’indépendance de la justice est visée. On taille dans les budgets, on orchestre machiavéliquement le mauvais fonctionnement de la justice pour avoir les coudées franches, liquider les juges d’instruction et rendre les Procureurs maîtres des procédures. Un procureur est aux ordres, un juges est beaucoup plus difficilement contrôlable…

« On taille dans les budgets, on orchestre machiavéliquement le mauvais fonctionnement de la justice pour avoir les coudées franches, liquider les juges d’instruction et rendre les Procureurs maîtres des procédures »

Comment mieux protéger les forces de l’ordre après le décès d’une policière municipale en mai 2010 (Hortefeux avait ressorti son « taser » pour l’occasion) et les événements de Grenoble du mois de juillet ? En incluant dans le texte « la déchéance de nationalité et le renforcement des peines prévues pour les auteurs de crimes contre les dépositaires de l’autorité publique », dixit Lexpress.fr. Là encore la même méthode est appliquée : on utilise un fait divers pour justifier l’inqualifiable. Le très distingué Brice utilise encore l’exemple de délinquants « étrangers » pour apporter sournoisement un amendement à la loi, qui durcit considérablement les peines encourues pour tous les citoyens qui oseront se rebeller contre un « dépositaire de l’autorité publique ». Je vous invite à lire avec attention l’analyse des principales dispositions de la Loppsi 2. Au même titre que les futurs « miliciens », les policiers municipaux vont devenir, aux yeux de la loi, des dépositaires de l’autorité publique. Ils pourront retenir votre permis de conduire, voire même vous emmener de force dans un hôpital pour que vous soyez soumis à des examens médicaux, sans que vous ayez la possibilité de vous y opposer.

L’article 23 permettra d’installer des « mouchards » au sein même des ordinateurs. La mesure prévoit que ces « écoutes » informatiques seront rigoureusement encadrées par les juges d’instruction, mais ces précautions ne rassurent pas les sceptiques et pour cause, puisque le gouvernement prévoit justement la suppression du juge d’instruction, ce qui donnera au Procureur de la République seul, le pouvoir d’encadrer ces dispositifs! Pour ceux qui ne sont pas familier avec l’informatique, en clair, grâce à Loppsi 2, un flic pourra bientôt fouiller toutes les données présentes sur votre PC. Toutes. Il pourra lire vos frappes clavier, activer le micro et la webcam pour pouvoir vous écouter et vous regarder, tout cela sans qu’aucun juge n’ait été informé…

Un autre article commence également à faire réagir beaucoup de monde sur internet : l’article 32 ter A de la LOPPSI 2, qui sous prétexte de lutter contre les campement irréguliers de roms et autres exclus du logement,  bafoue les principes de la protection par le juge du domicile, des biens, de la vie familiale et privée, et donne un pouvoir arbitraire et disproportionné au Préfet : en effet, la procédure d’expulsion en vigueur actuellement sur les logements de fortune, nécessite une décision du juge, elle protège d’une expulsion en hiver, elle permet d’être pris en compte dans des dispositifs de relogement voire d’hébergement, elle doit respecter des délais et des actes de procédure délivrés par un huissier, elle prévoit la protection des biens des personnes expulsées ….

« ROMs, gens du voyage, habitants de bidonvilles, de cabanes, de maisons sans permis de construire, de camionnettes et de toutes formes d’habitats légers, mobiles et éphémères, tous sont visés… »

C’est une mesure arbitraire, car elle est justifiée par « un risque grave d’atteinte à la salubrité, à la sécurité, à la tranquillité publiques », notions extensibles et floues, qui laissent la place à toutes les interprétations. Elle vise toute personne qui aura décidé en réunion (2 personnes et plus), de s’installer sur un terrain quel que soit le propriétaire, et la nature de la relation entre le propriétaire du terrain et les habitants. Même si un des habitants est le propriétaire du terrain, ou si l’utilisation du terrain est contractualisée avec les occupants, ou si simplement le propriétaire n’est pas opposé à cette installation, le Préfet peut employer cette procédure d’exception dans un délai de 48h.

L’article prévoit une sanction financière pour ceux qui ne s’exécuteraient pas assez vite, ainsi que la destruction de l’habitation et des biens qu’elle renferme, sur procédure accélérée. La destruction au bulldozer et le vol des biens d’autrui seront ainsi légalisés. Cette disposition ouvre la voie à une atteinte au droit de propriété. Cette loi, viendrait faciliter la destruction autoritaire des constructions dite « illicites », et la réalisation de la « lutte anti-cabanisation » lancée notamment par le Préfet des Pyrénées Orientales depuis 2007.

Cette disposition vise et accable les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement. A l’opposé des politiques conduites il y a 50 ans, elle répond à la recrudescence des bidonvilles et des formes les plus aigües de mal-logement par la répression et par une procédure d’expulsion expéditive.  Alors que le Gouvernement prétend mettre en œuvre le droit au logement, il n’est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés. Ils doivent quitter les lieux et se rendre « invisibles ».

Alors que peut-on faire ? Pas grand-chose ! L’assemblée est très majoritairement UMP et ce texte sera voté. Contacter nos députés lotois ne servira pas à grand-chose, ils voteront contre. Le seul moyen d’agir qu’il nous reste réside dans la diffusion de l’information. Vous trouverez ci-après l’appel du Syndicat de la Magistrature, au nom du Collectif Liberté Egalité Justice. Informez les gens autour de vous, le plus possible, y compris les gens qui votent régulièrement pour l’UMP et ne sont pas pour autant des fascistes. Vous trouverez sur le site du Lot en Action tous les liens qui vous permettront de relayer ces informations par mail. Achetez le journal, version papier ou en pdf, et faites tourner l’info. Des manifestations sont prévues, notamment à Toulouse, le samedi  18 décembre (13h30 à St Cyprien) mais concernent uniquement, pour le moment, le fameux article 32ter, démontrant que l’information n’est pas encore passée.

« Informez les gens autour de vous, le plus possible, y compris les gens qui votent régulièrement pour l’UMP et ne sont pas pour autant des fascistes… »

Nous publions également à nouveau, ci-après, le texte de la « Dictature constitutionnelle en douze étapes ». Malheureusement nous franchissons inexorablement les étapes. Jamais la France n’a connu un tel recul de la démocratie. En plus du rouleau compresseur libéral, qui lamine véritablement les citoyens les plus démunis (et maintenant la classe moyenne), la dérive sécuritaire devient clairement une dérive fascisante. Cette loi va permettre à ce gouvernement de taper très fort et d’avoir les moyens de mettre en place une véritable dictature, puisque chaque citoyen sera à la merci du moindre « dépositaire de l’autorité de l’Etat ». Bientôt il ne fera pas bon regarder un policier municipal trop fixement dans les yeux. Bientôt il sera bien difficile de se sortir de l’engrenage infernal de la justice si vous avez maille à partir avec un milicien, simple quidam, qui vous en voudra pour une histoire de voisinage, de voiture mal garée ou  encore parce que sa femme (ou son mari) vous trouve « sympa ». Bientôt il sera trop facile de réduire au silence tel site internet, tel journal  d’opinion ou tel journaliste trop indépendant…

Nous allons rapidement entendre les ténors de l’UMP monter au créneau devant l’inquiétude grandissante des citoyens. Ils vont tenter de justifier ces dérives inqualifiables en parlant de sécurité, en jetant l’opprobre sur les étrangers, sur les mineurs délinquants, sur les récidivistes de crimes sexuels. Ils  vont fustiger les femmes et les hommes politiques, qui ne vont pas tarder protester  haut et fort pour surfer sur la colère du peuple (pourquoi ne l’ont-ils pas fait avec plus de force depuis le mois de février, date du premier vote de la Loppsi à l’assemblée ?), les accusant d’être des démagos gauchisants. Ils vont tenter de rassurer en mettant en avant leur bonne foi, leur volonté de trouver des solutions pour remédier aux peurs qu’ils distillent eux-mêmes (avec l’aide des Pujadas, Claire Chazal et de tous ces larbins devenus des lécheurs de bottes) auprès des personnes âgées et des plus fragiles. Mais la loi sera votée. La loi sera mise en application. Et je ne suis pas si sûr qu’une alternance en 2012, si tant est qu’elle ait lieu, change grand-chose à la situation.

Avec la Loppsi 2 deux nous franchissons donc une étape vers l’épreuve de force. Et à moins de vouloir en découdre en prônant l’insurrection, ce qui serait totalement irréaliste, criminel et probablement inefficace,  il ne nous reste plus qu’une seule solution : les faire plier en menaçant directement l’économie libérale. L’opération du 7 décembre dernier, « Sus aux banques », en est une, à condition qu’elle se reproduise de façon plus soutenue et coordonnée. Changer nos comportements de consommation en est une autre. Si nous réduisons notre consommation massivement, en limitant nos achats au strict minimum, en désertant les grandes-surfaces et en achetant « local », c’est l’économie mondiale qui se trouverait bouleversée.

(1)    La majorité sénatoriale s’est rebiffée, d’abord par des déclarations de ses leaders, dont le président du Sénat Gérard Larcher demandant de « faire attention » ou le président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, s’alarmant d’une « surenchère sécuritaire ». Puis, par un rejet retentissant en commission des Lois des amendements du gouvernement les plus emblématiques. Une pression terrible a alors été exercée par l’UMP sur les sénateurs, qui ont fini par voter le texte (certains amendements ayant été a peine « édulcorés ») à une large majorité par 177 voix contre 153. Le résultat de ce vote est révélateur car c’est certainement un des résultats les plus larges obtenu depuis le début du quinquennat…


Fabienne Larrivière: »Europe-Ecologie-Les Verts Puisque ce n’est pas autrement, ce sera sans moi. »

Lettre ouverte de Fabienne Larrivière à EÉLV  et aux écologiens de tous bords.

« Europe-Ecologie-Les Verts n’a rien de révolutionnaire dans ses pratiques politiques. Il n’y

pas plus de révolution ici que dans le remaniement du gouvernement Sarkozy. On reprend

les mêmes, on y mélange quelques opportunistes, on élimine les idéalistes et surtout, on

ne change rien aux vieilles méthodes du système oligarchique existant.

EELV fait exactement comme les autres : de la politique spectacle.

L’écologie peut-être mais sans l’éthique


Engagée dans le mouvement depuis les Européennes avec la ferme volonté de faire de la

politique autrement, je constate qu’aujourd’hui l’objectif n’est pas atteint.

Bien sûr, EELV brandit l’étendard de l’urgence écologique et sociale toutefois, ce

rassemblement a perdu en cours de route les notions d’éthique primordiales pour

redonner du crédit au monde politicien.

Au lieu de créer une véritable coopérative, une structure innovante, ce soi-disant OVNI de

la politique s’est métamorphosé en un parti traditionnel se servant d’un réseau de

coopérateurs/trices…  rien de nouveau sous le soleil de notre pays.

Dans un concept coopératif, il y aurait eu un partage équitable des droits et des devoirs de

chacun(e), une interactivité avec la possibilité d’une évaluation réciproque des deux

structures. C’est l’inverse qui s’annonce avec tout contrôle au politburo sur le parti comme

sur le réseau coopératif. Ce dernier sera pris en otage par des apparatchiks et cautionnera

des pratiques en désaccord avec ses valeurs. Ce qui est acté dans les statuts ressemble

plus à un rôle d’outil que de partenaire.

On peut rêver que l’on va changer la donne avec le règlement intérieur et les statuts

régionaux… oui, on peut rêver comme je l’ai fait en rejoignant Europe-Ecologie pour les

Européennes cependant, la réalité m’a rattrapée et me conseille la prudence.

A citron trop pressé ne reste que les pépins.

Comme la plupart du militant (e)s écolo antisystème, je ne suis pas « embrigadable »,

goutte d’eau dans une fuite permanente de sympathisants depuis les Européennes.

Combien sont déjà parti(e)s, combien le feront encore ?

Premiers sacrifiés sur l’autel de la politique politicienne : les associatifs aux Régionales,

relégués en fin de liste voire même hors-listes pour céder leur place aux opportunistes

pros de ces tactiques qui, bien évidemment, s’associent immédiatement avec les

manipulateurs de manettes.

Et depuis, les déçu(e)s se multiplient, s’y ajoutent à présent les adhérent(e)s Verts qui

avaient vu en Europe-Ecologie une bouffée d’oxygène pour qu’enfin, leurs dirigeant(e)s

appliquent en interne les valeurs qu’ils/elles défendent à l’extérieur dans les instances où

ils/elles siègent et dans leur communication aux médias.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes*…

Nous étions environ 26 000 au départ, puis 13 000 adhérents au processus, et quand il a

fallu voter, il n’en restait plus que la moitié… on se gargarise avec des résultats de

république bananière alors que les scores sont à diviser par deux. Ainsi, tout ce qui est

soi-disant validé ne l’est en réalité que par une minorité.

Comment se fait-il que dans un mouvement politique on retrouve la même proportion

d’abstention que dans la société ? Comment se fait-il alors que l’enquête sur les

signataires et adhérents d’EE annonçait des personnes prêtes à s’engager, elles n’aient

même pas pris la peine de voter ?  Pourquoi tous/tes ces militant(e)s de l’écologie

politique ont-ils/elles renoncé ? Que s’est-il passé entre-temps ?

EELV victime d’abus d’ivresse de pouvoir

Le déni de démocratie participative au cours du processus constituant a de toute évidence

une grande part de responsabilité.

Je ne vous citerai pas tous les dysfonctionnements internes qui m’ont choquée, ce  serait

bien trop long. Néanmoins, trois points parmi tant d’autres sont inadmissibles :

Le non-cumul des mandats qui n’est absolument pas respecté avec des individus que l’on

retrouve partout, monopolisant toutes les responsabilités. J’ai  voté en faveur des

eurodéputés et des conseillers régionaux EE pour qu’ils se consacrent ENTIEREMENT à

leur mission et non pas pour qu’ils prétendent désormais à des fonctions en interne et

désertent les Assemblées où ils doivent siéger ! Qu’ils respectent leurs promesses de

campagne (être à 100% sur leur mandat). Certain(e)s le font, d’autres pas. Sur le plan

local et surtout en Languedoc-Roussillon qui est la région  Europe-écologiquement

sinistrée, le fonctionnement est très oligarchique avec des baronnies singées sur le PS de

Navarro et cie.

EELV est, à mon grand regret, un parti écolo de bobos ! Je l’avais déjà remarqué avec

les tarifs pratiqués sur les activités (Journées d’Été, buffet des réunions, tee-shirt et

matériel de propagande VENDUS aux militants, le remboursement des frais au bon vouloir

du caissier local…) mais cela se confirme avec la grille tarifaire des adhésions. Premier

prix pour les précaires 36 €, un gros trou dans le budget des plus démuni(e)s qui n’étant

pas imposables n’auront droit à aucune déduction fiscale alors qu’un salarié à 1400 €

paiera 33 € après sa déduction. En ce qui concerne les questions sociales, EELV a encore

du chemin à parcourir.

L’absence de transparence et notamment, des finances qui laissent libre au cours aux

pires rumeurs concernant l’utilisation du budget. On sait à peine comment l’argent rentre

mais on ne sait rien de comment il ressort. Sujet tabou, dossier top secret. Malgré tout, les

nouveaux statuts avancent d’un petit pas sur cette question. Ceci dit on aura compris que

tout ce qui est écrit n’est pas systématiquement appliqué dans un parti politique.

Pour l’instant, je vois un fonctionnement plutôt capitaliste dans l’organisation de ce

mouvement : système pyramidal, décisions et responsabilités monopolisées par une élite,

non-transparence des finances, rétention d’information, manipulation et exploitation des

militants, abus de pouvoir…

J’espère que les militants de l’éthique adhérent(e)s ou coopérateurs/trices auront assez

d’énergie positive pour que EELV devienne concrètement une coopérative politique.

Quand on a le nez dans le nombril, on ne voit plus l’horizon

Peut-être le noyau dur des Verts n’était-il pas assez mûr pour relever le défi ? Quand on

écoute les vrai(e)s Verts comme ils s’appellent, les militant(e)s de base,  socle de la

pyramide, ils/elles dénoncent les dérives politiciennes dans lesquelles leurs pharaons les

ont entraînés. Le pouvoir serait-il systématiquement un engrenage  privilégiant l’intérêt aux

idées ? Le pragmatisme a bon dos !

Quand les conseillers/ères Europe-Ecologie-Les Verts tout fraîchement élu (e)s en Ile de

France s’associent avec Valérie Pécresse contre Jean-Paul Huchon dans le but d’adopter

une motion leur permettant d’améliorer leurs indemnités (garde d’enfants lors des sessions

de nuit) que font-ils/elles en réalité ? Quelle avancée sociale ou féministe ? Les élu(e)s

sont-ils des personnes en difficulté financière ? N’aurait-il pas été plus judicieux pour être

réellement dans une initiative du bien commun de demander au Conseil Régional d’IDF un

soutien financier pour les femmes travaillant la nuit et élevant leurs enfants seule ? Ces

« big boss » dans leur tour d’ivoire, n’ont-ils pas conscience de la souffrance et de la

misère touchant les familles mono-parentales ? Nous avons été plusieurs à nous

offusquer de cette malheureuse initiative de nos élu(e)s, nous l’avons communiqué sur

nos listes pourtant, personne ne s’en est expliqué.

Nous les idéalistes, nous avons probablement demandé l’impossible à nos responsables

et en bon(ne) politicien(ne), ils/elles nous ont dit : «oui, oui…» puis, ils/elles ont agi selon

leur profit. Après tout, ce n’est pas facile pour un membre privilégié de la société de

remettre en question son système, ce serait scier la branche sur laquelle ils/elles sont

confortablement assis(es). Faire de la politique autrement, c’est revoir le statut de l’élu(e),

des cadres des partis et alors là, on touche un dossier sensible où ils/elles sont

majoritairement d’accord pour la préservation de leurs privilèges.

Peut-être que pour faire de la politique autrement, il faut le faire en dehors d’un parti ?

Dans un mouvement citoyen indépendant ? Une enquête* sur l’électorat Europe-Écologie

révèle que 61 % des sympathisants privilégiaient cette idée à celle d’un rattachement à un

seul parti.

Autonome plutôt qu’automate

Plutôt que de s’éparpiller dans la Nature comme c’était le cas jusqu’à présent, pourquoi ne

pas se rassembler afin de poursuivre la dynamique lancée. Nous avons tissé des liens

entre nous, créé des réseaux, nous maitrisons les outils de structuration. Donnons-nous

les moyens de notre liberté de parole et d’action. En sortant d’une machine électorale,

nous pourrons non seulement nous consacrer à l’essentiel sans subir les conflits d’intérêts

mais en plus élargir la portée de nos revendications aux autres partis.

Face à l’urgence sociale et environnementale, à l’ampleur du chantier, nous avons nous

aussi, idéalistes de l’écologie politique, une responsabilité et EELV n’a pas le monopole du

sujet, il est un outil parmi tant d’autres.

Parallèlement, le réseau coopératif d’EELV et des adhérent(e)s du parti vont entrer en

résistance avec la volonté de faire évoluer de l’intérieur. Pour l’avoir vécue, je sais que le

combat sera rude. Il faut être courageux et tenace pour être militant politique, il faut aussi

accepter de perdre énormément d’énergie pour rien, à se battre contre des moulins à vent.

Le comble de l’ironie pour un écolo ! En conséquence, une parole libre et forte pouvant

faire pression de l’extérieur ne peut que les aider.

Un pied dedans, un pied dehors est la solution pour que nos idées avancent de tous les

côtés. N’est-ce pas cet objectif le plus important pour nous ?

Faut-il être au bord du précipice pour ouvrir les yeux ?

La désertion massive des déçu(e)s, les revendications des militants, les sanctions se

profilant aux prochaines élections, la rébellion grandissante des peuples face aux

injustices finiront-ils par déverrouiller la conscience des dirigeants d’EELV dont nous

attendons qu’ils/elles montrent l’exemple ?

Où est-elle actuellement, notre ambition d’inventer une autre voie réconciliant tous/tes les

dégoûté(e)s de la droite comme de la gauche sur la base d’une écologie politique

chamboulant les traditions, offrant aux électeurs un autre choix. Le peuple français en

avait besoin malheureusement, le message n’est pas passé. Les responsables d’EELV

n’ont pas réalisé l’enjeu. Pour cela, ils auraient dû être plus à l’écoute de celles et ceux qui

sont sur le terrain pendant qu’ils/elles se pavanent sur les cimes du pouvoir. Au contraire,

la locomotive s’est dirigée tête baissée dans sa voie de garage habituelle, à la remorque

du PS. Bien sûr, on peut fanfaronner avec les chiffres aux dernières élections, la montée

en puissance des mouvements écolos et exiger plus de places à ses partenaires et

après… EELV saura-t-il convaincre les abstentionnistes ? Que fera l’électorat écœuré par ces

sempiternelles manipulations politiciennes ? Et l’écologie sociale, environnementale et

éthique deviendra-t-elle réellement la priorité de notre pays ?

Permettez-moi d’en douter !

Demain, ailleurs, le combat continue…

Dans l’immédiat, je sais que mon témoignage va soulever des animosités, probablement

moins que des amitiés. La plupart retrouveront dans mes propos des vérités qu’ils/elles

subissent au quotidien. D’autres se sentiront blessé(e)s d’être remis(e) en cause. C’est

ainsi dans la vie, il y a toujours des vérités qui fâchent.

La transparence est un des principes de l’écologie politique, je me sens donc en harmonie

avec mes valeurs. D’autant plus, qu’Eva Joly, le symbole EELV de l’éthique  juge dans un

article du Point sur Wikileaks que les révélations font partie du « débat démocratique ».

Sachant qu’elle est déjà fort occupée, oserai-je la solliciter pour au moins initier un

balayage devant la porte ? Au point où j’en suis, après tout ? « 

* Enquête sur l’électorat Europe-Ecologie de Denis Pingaud Jean Jaurès Fondation

Fabienne Larrivière

Militante autonome de l’écologie politique

Présidente de la Lesbian & Gay Pride Montpellier de 1998 à 2008


Contacts : fabienne.larriviere1@libertysurf.fr

Site : www.nightbirdlife.com

Cohn-Bendit réunit dimanche ses amis pour sa « coopérative politique »

(AFP) – Il y a 2 heures
PARIS — Daniel Cohn-Bendit réunit dimanche soir une soixantaine de sympathisants pour réfléchir à la « coopérative politique » qu’il appelle de ses voeux depuis mars, en parallèle à la création d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Lyon mi-novembre, a-t-on appris mercredi.
Cette soirée organisée à l’initiative des « Amis d’Europe Ecologie », association présidée par son frère Gabriel, doit réunir autour de « Dany », Eva Joly, Laurence Vichnievsky, Noël Mamère, Stéphane Gatignon ou Marie Bové, a annoncé à l’AFP Franck Laval, porte-parole des Amis d’EE.
Serge Orru, directeur général du WWF-France et Dominique Versini, la Défenseure des enfants, doivent également participer à ce dîner dans un restaurant parisien.
Corinne Lepage, présidente de Cap21 en déplacement à Cancun (Mexique) pour la conférence de l’ONU sur la lutte contre le changement climatique, enverra « son bras-droit », selon M. Laval qui souligne que des membres (« pas très connus ») du MoDem seront présents aussi.
Enfin, Martin Hirsch à qui Daniel Cohn-Bendit a récemment proposé « l’asile politique » à Europe Ecologie, a également été invité mais « ne peut pas venir car il est au Portugal », a expliqué le porte-parole des Amis d’EE, assurant qu’André Chassaigne, le député PCF « coco-écolo » n’avait, lui, pas encore répondu à l’invitation.
Selon lui, le « seul critère » pour être invité à cette soirée est d’être « susceptible de se lancer dans l’aventure des coopérateurs », ces militants non adhérents à EELV dont le statut est encore flou dans les textes du rassemblement écologiste.
A ce dîner, il n’y a « pas beaucoup de Verts », reconnaît M. Laval mais cette opération « ne se fait pas contre eux ». « On veut simplement s’organiser pour que la coopérative marche », assure-t-il.
Au lendemain des élections régionales, M. Cohn-Bendit avait lancé un appel pour lancer une « coopérative politique » pour 2012, soulignant que « Verts, socialistes, Cap 21, communistes » et d’autres pouvaient être « partie prenante de cette dynamique collective ».

Patrick Viveret:La crise, l’ESS et les états généraux de l’ESS

Patrick Viveret | Article Web – 12 novembre 2010

http://www.alternatives-economiques.fr/la-crise–l-ess-et-les-etats-generaux-de-l-ess_fr_art_633_51827.html

En post-face du hors-série consacré à « Une autre économie », le philosophe Patrick Viveret dresse les perspectives de l’économie sociale et solidaire (ESS), qui ne peut pas se réduire au domaine économique, mais doit chercher des alliances politiques, notamment par l’intermédiaire du Labo de l’ESS.

La crise va donner au secteur de l’ESS des opportunités et une responsabilité considérable. Elle ne peut y faire face qu’en élaborant une vision dynamique et transformatrice non réduite au seul champ économique. Elle doit être aussi éducative et politique, comme le furent à l’origine les mouvements associatif, mutualiste et coopératif. Elle doit développer en son sein ses propres valeurs affichées, en particulier celles de solidarité et de démocratie. Elle doit également passer des alliances dynamiques avec des forces ouvertes à ces valeurs, en particulier à l’échelle territoriale. Deux outils apparus ces dernières années peuvent puissamment l’y aider. Le Labo de l’ESS, d’une part, et la monnaie solidaire Sol, d’autre part.

La conjonction des crises écologiques, financières et sociales a conduit à l’insoutenabilité de la forme tout à la fois dérégulée et globale d’un capitalisme, très différent des économies sociales de marché des trente années d’après guerre. L’heure est à la régression écologique et sociale, et à une nouvelle fuite en avant financière, doublée d’une formidable fuite en arrière sur le plan social du fait de plans d’austérité d’une ampleur inédite.

Une telle situation ouvre aux forces de transformation, et notamment à l’ESS, des opportunités importantes, mais lui crée aussi des responsabilités considérables. L’échec historique du modèle fondé sur la dérégulation, la compétition à outrance et la délocalisation place les  acteurs qui travaillent dans la coopération, la régulation et le développement territorial dans une situation dynamique et offensive là où ils étaient le plus souvent sur la défensive ces dernières décennies. Le fait d’être non opéable, d’avoir une inscription territoriale forte et de développer une gouvernance démocratique dans des entreprises est potentiellement un atout. Encore faut-il que l’ESS ne s’enferme pas dans des logiques compétitives en son propre sein, ne se borne pas à croire que ses statuts lui tiennent lieu de projet transformateur et qu’elle combatte en son sein la tendance historique à la dégradation de la démocratie en « loi d’airain de la bureaucratie » pour reprendre l’expression fameuse du sociologue Roberto Michels.

Sortir de logiques souvent sectorielles et défensives est d’autant plus essentiel que l’ESS a témoigné d’une double insuffisance au cours de la dernière période historique : un manque de vision transformatrice et de capacité anticipatrice sur des enjeux aussi essentiels que le défi écologique, l’insuffisance des statuts pour renouveler l’intelligence démocratique.

Dès lors, au lieu de cumuler l’exigence démocratique de l’économie sociale, la radicalité imaginative de l’économie solidaire et la créativité de l’entrepreneuriat social, on risque de conjuguer l’immobilisme bureaucratique des premiers, la marginalité des deuxièmes et la vision d’un simple aménagement du capitalisme des troisièmes. Comment retrouver le meilleur des trois en dépassant leurs limites respectives ? Tel est l’enjeu de la construction de stratégies dynamiques capables de se hisser au niveau des défis de la période historique.

L’histoire commune du mouvement ouvrier et de l’ESS s’appuie sur un trépied que nous avons aujourd’hui besoin de reconstituer : celui de la résistance créative, de l’expérimentation anticipatrice et de la vision transformatrice.

Ces trois éléments du trépied sont inséparables. Une résistance sans perspective et sans expérimentation devient une simple révolte souvent désespérée et désespérante. Une vision transformatrice sans résistance et sans expérimentation devient un simple horizon idéal sans traduction incarnée. Une expérimentation coupée de la résistance créative et de la vision transformatrice devient une soupape de sûreté ou une caution du système dominant sans capacité à le transformer. Ces trois éléments gagneraient aujourd’hui à s’associer réellement pour se renforcer mutuellement.

D’autre part, il est essentiel de dépasser la double réduction « économiste » et « sectorielle » qui s’est produite dans l’histoire de l’ESS, afin d’articuler pleinement les enjeux de solidarité et de démocratie dans une vision globale qui soit autant politique, éducative, sociale et écologique que proprement économique.

La reconstruction essentielle du trépied stratégique de la résistance créatrice, de la vision transformatrice et de l’expérimentation anticipatrice passe par l’alchimie positive des trois familles de l’ESS : l’économie sociale historique, l’économie solidaire née dans les années 1980 et, plus récemment, le mouvement de l’entreprenariat social. L’absence d’unité entre ses trois composantes affaiblit l’ensemble du mouvement et lui interdit de se hausser à la hauteur des défis qu’exige la période. L’alchimie négative, elle, est déjà en œuvre. Les institutions de ces trois familles en portent déjà la marque :  les risques de bureaucratie et de conflit intrabureaucratiques, et la double réduction économiste et sectorielle sont au cœur des problèmes du Ceges ; l’économie solidaire peine à sortir de sa marginalité et le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) risque, si son lien avec les deux autres composantes de l’ESS n’est pas clairement construit, d’être absorbé dans la sphère anglo-saxonne du social businessdont la vision transformatrice s’avère fort peu développée.

La force du Labo de l’ESS tient aujourd’hui beaucoup à ce que son initiateur principal, Claude Alphandéry, est à la fois une autorité morale incontestée dans toutes les familles de l’ESS et à ce qu’il donne, dans sa personne et son histoire, la garantie d’une non-captation de pouvoir. Mais cette situation a évidemment pour contrepartie la fragilité d’une telle opportunité. Il est donc essentiel que les états généraux de l’ESS aient pour effet de construire dans la durée cet espace de liberté et d’anticipation que constitue le laboratoire de l’ESS en le protégeant des logiques d’appareil et en lui donnant mandat de s’ouvrir aux chantiers éducatifs et politiques afin de sortir de la double réduction économiste et sectorielle analysée plus haut.

Patrick Viveret | Article Web – 12 novembre 2010
NOTES AUTEUR

Ancien magistrat à la Cour des comptes, Patrick Viveret est philosophe et essayiste. En janvier 2002, à la demande du secrétaire d’État à l’économie solidaire, il réalise un rapport intitulé « Reconsidérer la richesse ». Il est également à l’origine du projet Sol et animateur de l’Observatoire de la décision publique.

Thomas Gobillon: La politique appartient aux citoyens, pas aux politiciens professionnels

Les courriels de Thomas Gobillon . Suite 18/11/11

11h38

L’essentiel me semble être de sortir des discours clos sur eux-mêmes, et tournant en rond, des spécialistes de la politique, de l’économie… Autant de spécialistes qui prétendent connaître et maîtriser les appareils de pouvoir.

Il y a toute une réappropriation démocratique des médias et de l’espace public à réaliser.

Il me semble essentiel d’OUVRIR LA DISCUSSION, de sortir des débats prédéterminés, cadrés par des décideurs autoproclamés.

Les propositions, les solutions ne doivent pas être des instruments pour prendre le pouvoir, mais des manifestations de la vie d’assemblées véritablement démocratiques, qui sont à constituer…

11h56

C’est en vue de ce mouvement véritablement démocratique que je vous propose de poursuivre la discussion sur une base saine ainsi définie. Ne plus se laisser manipuler par les spécialistes de la politique, de l’économie, vivant en vase clos, tenant des discours fermés, verrouillés, tandis qu’une grande partie de la population française se fait broyer par le système.

Mme Duflot est une politicienne professionnelle, avec ce que cela implique en terme de jeux de pouvoir. Mr Cohn Bendit est à part, il a sa voix singulière, rafraîchissante. Mais l’élan libertaire risque de se heurter aux basses œuvres de la politique politicienne.

La politique appartient aux citoyens, pas aux politiciens professionnels

16h16

Comme vous l’écrivez dans votre billet http://lemondequenousvoulons.europe-ecologie.net/2010/06/20/une-ecologie-de-lesprit-pour-une-politique-autrement/

je pense que la philosophie, la pensée doit être au service de la constitution du mouvement démocratique que nous souhaitons. L’écologie de l’esprit implique que la culture soit au service de l’humain.

Nous devons retrouver le sens de rassemblements qui ne soient pas l’expression du conformisme, et qui soient des fins en eux-mêmes. Refusons l’instrumentalisation des comités locaux par un appareil de parti visant le pouvoir. Refusons des assemblées faussement conviviales, obéissant à un rythme électoral dicté par des ambitions aveugles, et qui ne font qu’entériner les mots d’ordre des dirigeants.

Je connais par expérience ces réunions politiques ennuyeuses consacrées à l’exégèse des mots d’ordre des dirigeants.

Formons des assemblées vivantes porteuses d’une conscience lucide et ardente. Ce qui suppose que le discours politique, économique, soit réapproprié aux citoyens.

Il y a des mouvements spontanés pour se rassembler, discuter, échanger. Je pense qu’il faut s’appuyer sur ces ferments, ces mouvements pour développer un mouvement véritablement démocratique, qui ne brime pas les participants, ne leur impose pas un ordre du jour arbitraire.

Personne ne peut dicter leurs comportements à des démocrates sincères.

La question que je me pose est celle-ci : comment parvient-on à faire accepter à un grand nombre de personnes un travail précaire, des conditions de travail extrêmement dégradées, sans que cette population se révolte ?

Je pense que cette population est manipulée par la peur et la cupidité. Peur et cupidité qui permettent aussi de faire accepter la dégradation de l’environnement.

16h35

Je pense que seules des assemblées démocratiques sincères, sans conformisme, sans fausse convivialité, sans mots d’ordre imposés, peuvent affronter les problèmes de notre temps, la crise profonde qui secoue l’économie et l’environnement.

Une convivialité et une solidarité véritables supposent un élan sincère du cœur, une indépendance d’esprit qui se conquièrent en refusant le mensonge. C’est à partir de là que des solutions intelligentes et efficaces peuvent être trouvées, et non dans une surenchère technique et intellectuelle qui a lieu en vase clos.

Nous aimons Daniel Cohn-Bendit parce qu’il est un homme à part dans le jeu politique, il a cet élan libertaire qui tranche sur les jeux mesquins de vieux politiciens repus. Il n’est pas seul à rêver de liberté, de politique franche (franchise exceptionnelle dans ce système usé et hypocrite).

Thomas Gobillon

« Le réseau social Internet Europe Ecologie est un formidable instrument. » Thomas Gobillon

Madame,

IL NOUS FAUT RETABLIR UN CONTROLE ENTIER DE LA BASE SUR LA STRUCTURE DIRIGEANTE.

L’adoption de statuts, de manière plus ou moins démocratique, n’est pas un blanc-seing donné aux dirigeants pour parler au nom des citoyens.

Je vous remercie d’abord pour votre lecture et votre intérêt. Ce qui me semble absolument essentiel pour que les ferments démocratiques d’Europe écologie ne retombent pas en structure bureaucratique de plomb, c’est que la discussion démocratique, la vie démocratique au sein du mouvement soit en elle-même un but. Ce qui compte, me semble-t-il, n’est pas l’urgence d’être au pouvoir, par là nous nous comporterions comme l’UMP et l’équipe gouvernementale en place, mais la vie démocratique du mouvement. Celle-ci doit faire sauter les murs, les cloisonnements entre citoyens isolés. Refuser les débats prédéterminés, cadrés par des dirigeants éloignés de la base.
Ce qui serait vraiment neuf, c’est que la structuration du mouvement, les propositions concrètes, émanent de la base et retournent constamment à la base, à la vie démocratique de la base. Une base qui ne se laisserait pas déposséder de son pouvoir, de sa voix, mais se saurait le socle d’une démocratie véritable.
Pour cela, des mouvements de résistance sont nécessaires, et leur condition est une révolte lucide qui ne se laisse pas plier aux injonctions conformistes.
Le réseau social d’Europe écologie, les blogs, restent des éléments véritablement démocratiques où la libre expression, la libre réunion sont possibles. Avant de faire le moindre pas dans le sens des structures politiques établies, des jeux de pouvoir institutionnels, il faut une réflexion commune de fond sur la démocratie que nous voulons.

Il me semble qu’il faut nouer des discussions neuves. La base n’est pas nécessairement écrasée par la structure dirigeante.

Le réseau social Internet Europe Ecologie est un formidable instrument. C’est à nous de nous en servir de la bonne manière, pour faire comprendre aux dirigeants du mouvement que notre voix compte, que nous refusons les clivages classiques entre dirigeants et exécutants.

Nous aussi devons participer pleinement à l’élaboration des propositions, de la  » culture  » Europe écologie.

Pour l’instant, nous sommes écrasés, mais ce n’est pas une fatalité.
L’écueil habituel est celui de la présence d’experts, de spécialistes, dans les mouvements, qui prétendent détenir les solutions politiques, économiques, pour le pays.

CONSTRUISONS LA DEMOCRATIE DE DEMAIN en propageant des idées véritablement démocratiques à travers le réseau social, jusqu’à ce qu’il y ait un écho véritable. C’est à partir de là que la voix des « spécialistes » peut être entendue, à sa juste place, c’est-à-dire qu’elle ne dépossède pas la base de sa voix, mais AIDE LA BASE A FAIRE SES CHOIX.

Tel est mon point de vue.

Thomas Gobillon

Adressé à Lise Medini message de Thomas Gobillon du 18 /11/10 à 10h39

Thomas Gobillon « La base, socle d’une démocratie véritable »

Bonjour Madame,

Il me paraît essentiel que les ferments démocratiques d’Europe écologie ne retombent pas en un appareil de pouvoir à courte vue. Les dirigeants d’Europe écologie invoquent les  » contraintes  » juridiques et organisationnelles en France, qui forceraient tout mouvement à prendre la forme d’un parti traditionnel. Ce qui se perd par là, me semble-t-il, est la possibilité d’un mouvement véritablement démocratique, où le sommet émanerait vraiment de la base, et serait constamment contrôlé par la base. Nous ne sortons pas du jeu de positionnements politico-médiatiques.
Tout mouvement véritablement démocratique doit remettre en cause les conditions d’accès aux responsabilités. En France, nous avons un système d’écoles (Normale Sup, ENA..) greffées sur le système éducatif et se nourrissant du sang des étudiants qui prennent la voie normale de l’université.
Les citoyens français sont pris constamment pour des imbéciles, incapables d’avoir l’intelligence et la culture nécessaires pour gouverner le pays. Mais si l’ordre établi n’étouffait pas les voix, ne verrouillait pas l’espace de la pensée et de la parole, une autre organisation, conforme aux idéaux nobles de l’humanité, pourrait naître.
L’urgence n’est pas celle, me semble-t-il, d’un programme adapté aux mécanismes des appareils étatiques français, mais la constitution continue d’un mouvement véritablement démocratique qui se remet perpétuellement en question, et qui refuse le petit jeu du choix des chefs. C’est à partir de là seulement que pourraient se dégager des propositions concrètes émanant de et retournant toujours à la vie démocratique d’un mouvement sincère.
L’urgence factice de l’action est ce qui nuit à la réflexion véritable. Seule d’ailleurs cette réflexion peut entraîner une modification des modes de vie dans le sens de l’écologie, de la mesure, de la retenue.

Thomas Gobillon

Adressé à Lise Medini message du 18/11/10 à 10h01

Daniel Cohn-Bendit: Nous sommes tous des coopérateurs – trices !

Date : 17 novembre 2010 16:19:23 HNEC
Objet : [nous sommes en marche] Message de Dany Cohn-Bendit

Nous sommes tous des coopérateurs – trices !

Bruxelles, 17 novembre 2010- N°1

Parce que la coopérative Europe Écologie vivra de l’attention que nous lui
porterons, je vous propose cette lettre hebdomadaire. Initiative
personnelle, cette newsletter expérimente l’exercice des propositions, de
la réflexion, des coups de gueule ou encore du commentaire sur l’actualité
politique des écologistes rassemblés dans Europe Écologie. Ni petit livre
rouge ni grand livre vert, cette initiative traduit mon état d’esprit du
moment, ni plus ni moins.

Dany Cohn-Bendit

Initiative fédéraliste

La première initiative que j’ai envie de vous proposer, c’est de mettre en
réseau celles et ceux qui, dans la coopérative, sont attachés au
fédéralisme européen. L’ambition est ici de contribuer à trouver des
solutions qui entraînent le plus grand nombre face aux problèmes que
connaît aujourd’hui l’Europe politique : un espace où, notamment, les
souverainismes et les nationalismes mettent le projet politique européen
en danger. Dans les semaines qui viennent cet espace d’information
proposera
la mise en débat de plusieurs textes sur le sujet et je proposerai, avec
celles et ceux qui sont intéressés par la démarche, une rencontre/débat au
Printemps.
Le coordinateur de ce projet est Gael Lancelot (lancelotgael@gmail.com)

Nicolas Sarkozy et le remaniement

J’entends ça et là qu’avec le remaniement Nicolas Sarkozy s’est livré à un
unique exercice de communication. Je ne partage pas cette opinion. D’une
part, parce que le « Sarkozysme » a un véritable contenu politique qui se
déroule sous nos yeux depuis le soir du Fouquet’s. D’autre part,  parce
qu’il
me semble que  les françaises et les français  attendent des écologistes
non pas les artifices assez classiques du débat politicien, mais bien un
projet alternatif ambitieux. Dans ce domaine, je crois que nous devons
continuer à travailler sur le budget stratégique développé entre autre par
Eva joly, Pascal Canfin, Yannick Jadot et Eva Sas, François de Rugy…
notamment en abordant la question de la réduction de la dette de l’État.
La réduction de la dette ne peut être balayée d’un revers de la main au
motif qu’elle serait un instrument de l’orthodoxie budgétaire. Allons plus
loin dans notre réflexion, ce sujet mérite qu’on s’y attarde.

Moment historique, maladresse, proposition et étonnement

Lyon restera dans les esprits comme un moment historique de notre
histoire. Pourtant un certain nombre de « maladresses » ont été commises
avant nos assises. Ainsi, dans le cadre de la préparation des prochaines
élections sénatoriales, Jean-Marc Brulé et Jean-Vincent Placé, sont allés
« négocier » ou « travailler » ou « discuter » avec des représentants du
Parti Socialiste sans prendre la peine de prévenir les autres membres du
groupe de négociation mis en place par le Bureau Exécutif. Manque de temps
? Désorganisation ? Mise à l’écart ? Parmi ces propositions j’espère que
maladresse passagère est le terme approprié.
À ce propos, n’étant candidat à rien, je vais postuler auprès du Bureau
Exécutif afin de devenir l’entraîneur officiel de l’équipe de négociation
électorale d’Europe Écologie avec le Parti Socialiste.

Étonnement provoqué par la mise en ligne sur le nouveau site EELV.FR
d’un billet (depuis remanié)sur les assises
dont le vocabulaire rappelle celui d’un journal soviétique rendant
compte d’un discours du Secrétaire général du comité central.
je suis, pour ma part, convaincu que les applaudissements et ovations
entendus
à Lyon étaient motivés par l’envie des militant-e-s  de dépasser le
passé,
c’est évidemment une très bonne nouvelle!

Élection présidentielle

Les assises de Lyon ont permis à Europe Écologie d’accueillir de nombreux
invités dont un  : Nicolas Hulot.  Depuis ce week-end la possibilité d’une
candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle est de nouveau
évoquée dans les couloirs et les médias. Je ne trouve pas ça scandaleux.
Cette possibilité participe du débat et c’est une bonne chose. Toutefois,
je souhaite le dire clairement : celles et ceux qui réfléchissent à notre
stratégie pour l’élection présidentielle doivent le faire dans la
transparence, valeur centrale d’Europe Écologie, et non dans
l’intrigue et la suspicion marques fondamentales du fonctionnement des
partis traditionnels.

Je le dis à nouveau, que certaines ou certains trouvent légitime
l’éventuelle candidature de Nicolas Hulot n’est pas un problème pour moi.
Mais nous avons à organiser nos primaires dans un agenda serré qui
permettra notamment de prendre de vitesse l’UMP et le PS. Ces dernières
doivent se dérouler avant l’été, selon un calendrier qui semblait il y a
quelques temps encore être accepté par toutes et tous, permettant à notre
congrès et aux journées d’été de lancer la campagne de notre candidate/
candidat. Si ce calendrier doit être remis en cause pour attendre la
décision de Nicolas Hulot, il faut en débattre maintenant afin que tout le
monde puisse en tirer les conséquences.

Thomas Gobillon:Europe écologie tombe dans l’écueil bureaucratique

En réponse à notre Lettre Ouverte pour une vraie démocratie au sein d’Europe Écologie,

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voici un commentaire de Thomas Gobillon qui n’a pas été inséré dans ce blog en temps voulu,  le 27 octobre 2010. Il est intéressant de prendre connaissance de cette analyse pertinente aujourd’hui, au lendemain du « puppet-show » des assises du 13 novembre.

Ce jour-là, le nom d’Europe Écologie a été voté par, nous dit-on, 1346 votes exprimés sur place et 882 exprimés à distance. Quoi… sur plus de 17000 personnes présentes sur internet, seulement 882 voix se sont exprimées… J’ai eu vent par diverses sources d’un nombre impressionnant d’adhérents se plaignant de n’avoir pas réussi à faire enregistrer leur vote, ce fut également le cas de mon compagnon à côté de moi.

Quoiqu’il en soit, le nom choisi, Europe Écologie les Verts, rend compte d’une juxtaposition et non de l’union de deux entités: l’une, composée à majorité de verts conservateurs, tire à elle la couverture riche de 16,3% de voix d’Europe Écologie sans renoncer à son vieux parti pyramidal,  tandis que l’autre, dépendante de la structure d’accueil des Verts, faite de verts progressistes et d’euro écologistes pur jus, a percuté sur la proposition de Daniel Cohn-Bendit d’une » politique autrement » dans le cadre d’une coopérative écologique de structure démocratique non pyramidale. Est-ce vraiment le mariage d’amour sur lequel on comptait pour éblouir les media et séduire les futurs adhérents (« public chéri et nourricier » comme disait le grand humoriste Bernard Haler)?

Et voici manquée l’opportunité de donner à l’écologie française un nom qui nous situe sur la scène mondiale comme le » Mouvement de l’Écologie Politique », un concept nouveau pour initier une « politique autrement » faite pour rallier non seulement les écologistes  d’Europe mais également ceux du Monde entier.

le commentaire de THOMAS GOBILLON.

Europe écologie tombe dans l’écueil bureaucratique, et les participants au mouvement se sentiront nécessairement partiellement frustrés de leur voix.

Même en adoptant une structure de coopérative complémentaire de la structure de parti, le pouvoir reste au centre du parti, au niveau du bureau exécutif, inaccessible.

Nous retombons ainsi dans l’écueil d’une structure englobante, dispensatrice de mots d’ordre sous couvert de discussion, présupposant le vote comme mode de décision et de ce fait enfermant les individus dans leur voix propre, leur vote propre, sans que le mode de décision soit lui-même démocratiquement mis en débat. La «  montée » dans une telle structure implique l’abdication de sa personnalité, l’obéissance aux mots d’ordre, le calcul, et un activisme vide qui participe d’une prise de position de chef.

Une telle structure englobante participe de la démesure d’organes bureaucratiques régissant les masses, coupés de la vie chaotique, spontanée du peuple. Elle divise le réel en intériorité et en extériorité, centre et périphérie.

Nous souhaitons un mouvement à dimensions et à visée humaines.

Il s’agit plutôt de penser  la création de figures délibérantes/décidantes, non englobantes, sans hiérarchie verticale, sans enfermement des citoyens dans leur parole propre, leur vote propre. Ces figures s’enchaîneraient, se superposeraient sans se hiérarchiser, faisant émerger spontanément des personnalités non hégémoniques, celles qui prennent en charge les problèmes les plus difficiles dans la discussion et l’action, celles qui voient le plus loin.

L’absence d’organisation interne englobante empêche les manoeuvres habituelles, le noyautage du mouvement par des permanents omniprésents régnant par la démagogie.

Un mouvement démocratique doit être une figure sans disparité interne, élisant des délégués révocables selon des rythmes déterminés par la base, pour constituer une fédération qui unifie sans dominer.

Ce mouvement non englobant fédère des voix sans commander ni répartir la parole et le vote, il constitue ainsi une structure horizontale, ouverte, qui ne s’organise pas autour d’un bureau central dominant, mais accorde autant de pouvoir à la périphérie qu’au centre, ou plutôt ne comporte ni centre ni périphérie.

Cette structure seule ne masque pas le chaos créateur des intérêts divergents/convergents, n’unifie pas de force les intérêts par le discours monologique d’un bureau central répartissant la parole et le vote. Seul ce chaos créateur constitue un mouvement véritablement souple et vivant, à même de faire émerger des initiatives puissantes et novatrices.

L’écueil est celui d’une forme englobante, dotée d’une organisation interne, animée par un principe hégémonique. Nous essayons de penser une figure qui se déploie comme l’alliance sans hégémonie de forces spontanées créatrices.

Tout dépend de la manière dont le mouvement démocratique s’écrit. S’écrit-il comme une forme englobante, dotée d’une organisation interne minutieuse, définissant un intérieur et un extérieur, un centre et une périphérie, un bureau et une masse indifférenciée. Il tombe  alors dans l’écueil d’une écriture bureaucratique, asservissante. Ou bien s’écrit-il comme une figure délibérante/décidante qui fédère spontanément les voix sans qu’un bureau central ne commande ni répartisse la parole et le vote ? Son écriture est alors un acte de résistance, véritablement populaire.

Autrement dit, avec un bureau dirigeant le mouvement, il ne risque pas d’y avoir de transparence. C’est la définition même du bureau de permettre un refuge opaque à ses membres, qui se sont positionnés dans la bataille médiatico-politicienne pour le pouvoir.

Signons avec:Daniel Cohn-Bendit,José Bové,S.Gatignon,B.Jomier,N.Laville,M. Yvernat,Dan Lert, MarieBové,F.Burbage,

POUR UNE VRAIE COOPÉRATIVE POLITIQUE : AMENDEMENTS AU SOCLE STATUTAIRE DU RASSEMBLEMENT DES ÉCOLOGISTES

Bonjour à toutes et à tous

Le processus constituant du nouveau mouvement unifié de l’écologie politique entre dans sa phase d’amendements ouverte à tous les adhérents jusqu’au 27 septembre à 23 heures.

Deux textes fondateurs sont soumis à l’appréciation de tous ceux qui ont adhéré au processus (http://avenircommun.europe-ecologie.fr/)

Ces textes seront ensuite soumis à votre vote :

  • entre le 6 et le 12 octobre par correspondance
  • le 9 octobre lors des assises territoriales

VOIR LA PROCÉDURE POUR PROPOSER DES AMENDEMENTS AU SOCLE STATUTAIRE

Voici  la proposition d’amendements au socle statutaire intitulée «  Pour une vraie coopérative politique ». Les amendements  y sont précédés de leur présentation et exposé des motifs :

«  POUR UNE VRAIE COOPÉRATIVE POLITIQUE »

PRÉSENTATION :

Daniel Cohn-Bendit et José Bové font partie des premiers signataires avec Stéphane Gatignon, Bernard Jomier, Nathalie Laville,  Michel Yvernat, Dan Lert, Marie Bové, Franck Burbage.

Vous pouvez apporter votre signature à cette proposition en envoyant un mail à l’adresse bjomier.condorcet@wanadoo.fr. Mentionnez votre nom, prénom et région. Diffusez-les également pour signature.

Nous premiers siggataires sommes convaincus que ces amendements portent la dynamique de la coopérative politique. Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus. Nous ne renonçons à rien, et certainement pas à l’espoir d’un vrai mouvement coopératif d’écologie politique.

A chacun d’entre nous de réunir les soutiens les plus larges, et rendez-vous dimanche 26 au soir pour la publication de la liste complête des signataires !

Amicalement,

Les écologistes pour une vraie coopérative politique


POUR UNE VRAIE COOPÉRATIVE POLITIQUE

Amendements au socle statutaire proposés par : Dany Cohn-Bendit, José Bové, Stéphane Gatignon, Nathalie Laville, Bernard Jomier, Michel Yvernat, Dan Lert, Marie Bové, Franck Burbage.

• La coopérative politique ne doit pas être un vain mot. Ses adhérents ne doivent pas être cantonnés dans le rôle d’animateurs, simple force de relai ou de consultation.

La coopérative doit mettre en œuvre très concrètement le puissant élan démocratique, les vertus d’ouverture, de pluralisme, de pleine capacité politique, qui font la force de notre rassemblement.

Ses adhérents doivent pouvoir recueillir et exprimer les doléances et les propositions de notre société, réfléchir en terme d’intérêt général aux grandes orientations de sa transformation écologique, débattre et de prendre de vraies décisions en termes de projet, de programmes, de candidatures aux diverses élections.

La coopérative doit être ouverte aux différentes sensibilités de l’écologie politique, et faire toujours prévaloir le dynamisme des engagements, des expériences et des compétences, sur la sclérose des écuries de pouvoir.

Les amendements que nous proposons s’inscrivent dans une démarche unitaire de construction de notre projet commun. Ils forment une série cohérente et viennent consolider l’actuel projet de statuts, avec le double souci de l’efficacité et de la créativité politiques.

• Comment accueillir l’activité et l’inventivité d’une société politique dont les richesses sont aujourd’hui négligées ? Quelles responsabilités confier aux coopérateurs et à leur capacité d’élaboration collective ?

Il faut donner aux Agoras ouvertes le rôle d’un véritable cœur délibératif et décisionnel du mouvement, avec des responsabilités incluant le projet, la stratégie, les investitures.

Et pour ce faire, amender les articles 8, 20 et 36 de l’actuel projet.

• Comment conserver l’authenticité des courants – lieux d’élaboration des idées, des débats – et réduire leur emprise sur les élections internes ? Comment impliquer les coopérateurs dans les organes représentatifs du Parti et leur donner une voix réellement délibérative ?

Il faut consolider la place des tirages au sort et autoriser le panachage dans toutes les élections internes.

Et pour ce faire, amender l’article 4 de l’actuel projet.

Nous vous invitons à prendre connaissance des ces propositions d’amendements, à en user dans votre vote lors des Assises Territoriales.

Il y va de notre crédibilité, et des succès à venir d’une écologique pleinement contemporaine, pleinement démocratique.

Amendements au socle statutaire

(les amendement sont en italique)

Article 4 – Principes généraux :

Ajouter :

Tous les scrutins de liste autorisent le panachage.

Toutes les instances de l’organisation politique comprennent en ajout aux membres élus une part de 20% de membres tirés au sort parmi les volontaires du collège électoral concerné.

Exposé des motifs : Les scrutins de liste bloquée reportent le choix des adhérents à l’intérieur des courants, ce qui valorise les candidatures de ceux qui portent un militantisme de présence permanente au détriment des capacités à porter et faire partager des idées politiques. Par le droit au panachage, les adhérents peuvent valoriser les compétences indépendamment des appartenances de courant.

L’ajout de membres tirés au sort dans les instances introduit un principe de démocratie participative qui enrichit la démocratie représentative et contribue à élargir la diversité d’origine des responsables de l’organisation.

Article 8 : L’ Agora

  1. Composition : (nouvelle rédaction)

L’Agora nationale est initialement composée de 400 membres dont les membres du parlement fédéral et les différentes composantes du réseau coopératif.

Exposé des motifs : La composition de l’Agora est élargie pour donner une place plus importante aux coopérateurs afin de valoriser la diversité des pratiques, des origines, des parcours et des apports thématiques.

  1. Mission : (nouvelle rédaction)

L’Agora nationale se réunit au moins deux fois/an. Elle élabore et adopte un plan d’action global pour l’écologie politique, son programme et ses stratégies. Elle désigne les candidats aux élections externes. Elle est le lieu de synthèse et d’évaluation du travail du réseau coopératif.

Une Agora régionale est créée dans chaque région selon les mêmes principes et prérogatives que l’Agora nationale.

Exposé des motifs : Parce que la coopérative implique une vision différente de la structuration partidaire classique, les auteurs de cet amendement souhaitent insister sur le rôle primordial d’Agoras ouvertes et ,dans la lignée du rassemblement, désignées comme le cœur délibératif du mouvement.

  1. Fonctionnement : paragraphe inchangé

Article 20 : suppression

Exposé des motifs : Cet article confère aux seuls adhérents de l’organisation le droit d’être membres de l’instance chargée d’animer les comités locaux. Or le principe des comités locaux est de rassembler les adhérents et coopérateurs ; tous doivent pouvoir animer les comités locaux sans distinction.

Article 36 : Mode de désignation des candidat(e)s :

Le choix des candidat(e)s présenté/es par XXX aux élections se fait systématiquement par des votes ad hoc des Agoras ratifiés par les instances délibératives de l’organisation politique. (La suite est inchangée).

Exposé des motifs : Le rôle de désignation des candidats aux élections externes confié aux agoras est inscrit dans une co-responsabilité avec les instances de l’organisation qui pourront refuser la ratification des candidatures pour des motifs précisés au règlement intérieur, telle une double-appartenance masquée. L’équilibre ainsi créé entre les agoras et le parti favorise une logique de consensus.



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